18 mai 2019

Le trône de l'Eurovision

Comme tous les ans, cette fois, ça y est: dans vingt-six chansons et mille intermèdes (dont un avec Madonna, mais surtout un avec Verka, Conchita, Måns et Eleni) puis les votes de quarante-et-un pays et le télévote des vingt-six finalistes, ce qui devrait nous emmener vers 1h30 du matin (9h30 à Sydney, pile pendant Miraculous Ladybug), le monde saura qui aura été sacré roi de l'Europe et prendra place sur le trône tant convoité pour l'année à venir. Ce soir, le monde a les yeux rivés sur Tel-Aviv.

Tel Aviv 12 points | Jerusalem - Douze Points (Eurovision 2019)

Avant de quitter la ville où the boys and girls are so douze points, c'est la dernière occasion de regarder les paris des parieurs. On le sait, pour eux, le match est plié: la victoire ce soir ne peut pas échapper aux Pays-Bas. Félicitons-les, ils attendaient ce nouveau titre depuis quarante-quatre ans et la victoire de Teach-In et, c'est vrai, ça fait long. Déjà que quarante-deux ans, ça fait long, je n'ose imaginer quarante-quatre. Et c'est d'autant plus fabuleux que personne n'avait plus gagné avec le n°12 depuis quarante-neuf ans et la victoire de Dana (l'irlandaise, pas l'internationale).
Mais, après tout, malgré ces 45% de certitude, il y a encore des doutes: qui sait si l'Australie et la Suisse ne vont pas confirmer leur excellente impression des demi-finales pour chiper le trophée en dernière seconde, vers 1h19. Ce serait une première pour la première et une troisième pour le deuxième, qui ne l'attend que depuis vingt-et-un ans et Céline Dion.
Et qu'en sera-t-il de tous ces petits outsiders qui, ici ou là, pourraient s'emparer d'un douze points ou deux: la Suède, l'Italie, l'Islande. Ou encore l'Azerbaïdjan, la Norvège, la Russie... et même la France!
Enfin, faut-il voir la moindre prophétie dans les faux résultats donnés au hasard hier lors des répétitions de la finale? Le Danemark réussira-t-il l'exploit, grâce à un télévote surpuissant, de coiffer au poteau l'Islande, avec un score de 497 points, contre 496, signant le plus petit écart de score depuis que la France a été volée en 1991?

 (image trouvée sur forum.eurovision-fr.net)

Ce tableau final, en tout cas, n'est qu'une preuve de plus que les bookmakers se sont encore emballés, en plaçant Duncan Laurence à l'extrême opposé de la réalité. C'est pourquoi tout est encore ouvert et la soirée s'annonce stressante jusqu'au bout.
Mais pas trop, j'espère, parce que j'ai déjà pas mal stressé sur le match de l'US Créteil cet après-midi (on a gagné, certes, oui, youpi) et j'ai peur que mon cœur lâche.

16 mai 2019

Destination: (deuxième partie de la finale de l')Eurovision

Tout va si vite: c'était à peine avant-hier le début de l'Eurovision que voilà que ce soir, les 26 finalistes d'après-demain seront tous connus. Au terme de ce que d'aucuns qualifient de: «La demi-finale de la Mort». Ce soir, tous les favoris s'affrontent, et quelques outsiders sérieux se mêlent à la bagarre, pour seulement dix places. Dont la moitié semblent réservées de façon ferme et définitive par des bookmakers ultra-confiants (à plus de 90%!) à la Suède, la Russie, l'Azerbaïdjan, les Pays-Bas et la Suisse.
Mais l'enjeu de la soirée ne s'arrêtera pas là, oh non! Au cœur de la nuit israélienne, les qualifiés auront eu à peine le temps de savourer leur victoire qu'ils devront tirer au sort leur place en finale, en espérant, évidemment, obtenir le sésame vers le 2nd half. Celui qui permet d'attirer davantage de votes, celui où on trouvaient les trois pays les plus plébiscités par le public en 2018... mais celui qui, pourtant, n'a pas empêché Salvador Sobral, Måns Zelmerlöw ou Conchita Wurst de gagner en leur temps. Peu importe si c'est un peu irrationnel, c'est comme ça, le 2nd half est the place to be. Seulement, après la razzia du Big 5 (sauf l'Allemagne) et des finalistes de mardi, les places au-delà du numéro 14 sont très chères: il ne reste que petits papiers permettant de chanter samedi aux côtés de l'Australie, de l'Islande ou -ça ne nous arrive pas si souvent- de la France.
Autant dire qu'il est temps de bâcler vite fait ce qu'il reste à préparer pour les sixièmes demain, puis manger en quatrième vitesse, pour être prêt à temps pour la soirée où tout peut basculer.

S!sters - Sister (Allemagne)

Michael Rice - Bigger Than Us (Royaume-Uni)

Mahmood - Soldi (Italie)

Ce soir, ici aussi, tous les candidats de samedi sont désormais connus, puisque voici les trois derniers prétendants au trône.
  • Royaume-Uni, 2 points: non. Pour illustrer une série Disney Channel en 2003, à la rigueur, mais c'est tout. Peut-être que le final too much va attirer l'oreille en live (plus que le reste de cette chanson tellement banale) avec ses vibes et son chœur gospelisant, mais là, je le trouve juste too much.
  • Allemagne, 3 points: la chanson avait à peine commencé que je me suis rendu compte que je ne l'écoutais plus... Mais je trouve que le sister en fin de refrain (et plus encore en fin de chanson) est beau. 
  • Italie, 8 points: entre les clap clap, les come va come va come va, les wouh, les waladi waladi, les rimes en -oOOo, il y a tellement de petits éléments parfaitement jouissifs dans cette chanson (et une rime entre Jackie Chan et ramadan, en plus). L'ensemble est curieusement structuré (et encore davantage dans la version raccourcie), mais ça finit de contribuer au charme de l'ensemble. Ça, et Mahmood.

15 mai 2019

La machination Lazarev

Maintenant que l'Eurovision 2019 est totalement lancée (ou lancé?), il est temps de s'intéresser aux favoris. Les vrais favoris, hein! Pas le Portugal, qui émoustille deux pelés et trois tondus pour se faire bêtement éliminer dès sa demi-finale. Non non, les favoris qui sont destinés à remporter le concours. Pas tous à la fois, parce que la règle ne le permet pas, mais ça devra arriver au moins à l'un d'entre eux.
Cette année, de toute façon, c'était facile de trouver le favori des favoris: ça ne pouvait être que Sergey Lazarev! Le public l'avait classé premier, il y a trois ans, avec You are the only one. C'était bien normal, cette chanson est parfaite. Pourtant, les jurys n'avaient pas été aussi emballés et lui avaient préféré l'australienne Sound of silence. Et même J'ai cherché d'Amir. C'est bien simple, Sergey Lazarev n'avait pas su faire mieux que cinquième. En combinant les classements, il avait donc finalement échoué à la deuxième place, juste derrière, c'est cocasse, l'Ennemi Intime, l'Ukraine, avec, c'est encore plus cocasse, la chanson 1944 au message à peine anti-Poutine. Dans l'euphorie de ce rebondissement incroyable, Sergey était même humilié, conspué, hué, pour tout ce que son pays représentait. Mais bon, il était quand même le préféré du public et, honnêtement, personne n'a jamais réécouté 1944 parce que voilà, et personne ne le fera plus jamais, désolé Jamala, alors Sergey ne pouvait que revenir et être destiné à gagner. Un Dima Bilan des temps modernes, en quelque sorte.

Seulement voilà, la menace est partout et, au fil des sélections nationales, l'engouement est apparu ici ou là. Parfois c'est un feu de paille, mais parfois les gens s'emballent. C'était certain, le Concours Eurovision tenait son vainqueur tout désigné: Siren Song de MARUV... la chanson qui venait de remporter la sélection nationale de, vous le voyez venir gros comme un camion... l'Ukraine!

 MARUV - Siren Song (Ukraine - 2019)

Non, Sergey ne pouvait pas laisser passer ça. Pas une deuxième fois.
On veut bien payer pour toutes les invasions ou les privations de liberté de son pays une fois, mais faut pas déconner non plus! Alors de sombres machinations ont eu lieu en coulisse. Sergey Lazarev a rencontré sa rivale d'hier Jamala. Ils sont liés à jamais par cette soirée de mai 2016 et elle sait bien qu'elle ne serait rien sans lui, qu'elle lui doit une partie de sa victoire. Voilà ainsi les ennemis qui s'allient et, profitant de son statut de jurée dans le Destination Eurovision local, elle demande à MARUV son opinion sur la Crimée, sur la pertinence de faire des concerts en Russie. Le ver est dans la pomme, les grandes manœuvres de déstabilisation sont engagées. Dans la foulée, certes, Siren Song remporte le concours (et, donc, presque aussi le Concours Eurovision).
Dans la deuxième foulée, MARUV dénonce le contrat qu'on lui demande de signer et renonce à gagner l'Eurovision en refusant d'y participer. Et voilà, en deux jours, l'affaire est pliée, Sergey Lazarev peut remporter l'Eurovision tranquillou bilou.
Tout ça pour que, finalement, les bookmakers s'affolent sur la chanson des Pays-Bas, désignée Grande Favorite indétrônable, même devant ce pauvre Sergey...

Sergey Lazarev - Scream (Russie)

Jonida Maliqi - Ktheju tokës (Albanie)

KEiiNO - Spirit In The Sky (Norvège)

Duncan Laurence - Arcade (Pays-Bas)

Tamara Todevska - Proud (Macédoine du Nord)

Chingiz - Truth (Azerbaïdjan)

La deuxième demi-finale se finira donc par une avalanche de favoris, la Russie, les Pays-Bas et l'Azerbaïdjan, qui a longtemps complété le podium des bookmakers.
  • Albanie, 2 points: la voix est jolie, la mélodie du refrain aussi, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. Ça finit même par être un peu long, mais le clip a fini de me perdre, et mon intérêt avec, pendant la dernière minute.
  • Macédoine du Nord, 4 points: mon anglais de chansons approximatif me laisse penser, malgré tout, que le propos de cette chanson est proche de notre chanson. Dans une version ballade très classique, avec une dame qui chante avec du cœur et un violon en fond. La mise en scène va être déterminante pour savoir si ça penche du côté des beaux moments ou juste des moments qu'on oublie dès la chanson finie. Là, c'est propre mais ça m'emballe modérément.
  • Azerbaïdjan, 5 points: c'est efficace, ça fait un peu danser et dire shut up about it avec lui, mais sans m'emballer totalement. La dernière minute est de trop, à répéter la même chose que ce qui précède sans rien de plus.
  • Pays-Bas, 6 points: il faut bien un point de plus que l'Azerbaïdjan, parce que bon, lui, il est carrément tout nu, l'effort doit être récompensé. C'est joliment chanté, la mélodie du tout début marche immédiatement. Après, ça ne m'emporte pas autant que ce que j'attendais d'un Méga-Favori, mais déjà, je finis la chanson sans m'être ennuyé.
  • Norvège, 7 points: c'est rigolo, ce trio, on dirait qu'ils ont décidé de chanter chacun leur chanson côte à côte. Les deux premiers se retrouvent facilement dans les années 90 (je préfère la mélodie du monsieur et les refrains, mais sans détester la partie de madame seule), mais le trip tribal du troisième est un peu plus inattendu (dans la chanson, pas à l'Eurovision). Au final, ça part dans tous les sens et on met même des perruques avec des cheveux en oreilles de chat, mais j'aime bien.
  • Russie, 7 points: en fan absolu de You are the only one, j'attendais le retour de Sergey avec joie. C'est une ballade, alors je suis moins conquis, mais hé, pourtant, ça marche bien. Ce Screaaaaaaaam tenu, le côté épique du refrain et, plus encore, le dernier refrain épiquissime. Y a pas à dire, c'est du bon boulot. Ça respire pas davantage l'authenticité que la dernière fois, mais peu importe.

14 mai 2019

Et c'est parti pour les shows

C'est impressionnant comme l'excitation peut monter d'un coup.
Hier encore, je me disais mouais, c'est bientôt l'Eurovision, c'est cool. Et aujourd'hui, à moins de quatre-vingt-dix minutes du premier Te Deum, je me dis ouiiiiiiiii, çayéééééééééééééééé, c'est l'Eurovisionnnnnnnnnnnnnnn. Ce qui est peut-être un chouia trop d'enthousiasme; que me restera-t-il de plus pour samedi?
Ce soir, donc, les bookmakers sont unanimes, la Grèce, l'Australie et Chypre se qualifieront les doigts dans le nez. La situation est plus tendue pour la Pologne ou le Portugal, dont les chances de qualification sont juste sous les 50%. C'est toujours plus que Saint-Marin ou, surtout, que le Monténégro, qui ne convainc même pas 10% des parieurs, mais dans les faits: être onzième ou dix-septième ce soir, ça veut dire être refoulé de la grande soirée de samedi. Heureusement, on sait bien en France qu'il ne faut jamais faire confiance aux bookmakers et ça va donc être une soirée fabuleuse avec des tas de surprises à la fin. Ca faisait longtemps que je n'avais pas écrit une phrase aussi bateau, mais là, il est plus que temps que j'aille manger, je n'ai pas le temps de chercher une formulation plus originale.

Kobi Marimi - Home (Israël)

Bilal Hassani - Roi (France)

Miki - La Venda (Espagne)

On ne peut pas mélanger les demi-finales, ça ne se fait pas. Alors interrompons-nous pour les qualifiés d'office qui votent ce soir. Dont nous.
  • Israël, 5 points: au début, je trouve ça joli; classique mais joli. Le refrain est un poil too much mais très vite, les chœurs arrivent et, quand même, c'est vachement joli. Mais au bout du compte, j'ai eu l'impression que ça durait plus de trois minutes. Ce n'est pas totalement bon signe, si?
  • France, 5 points: si j'essaye de me replacer dans l'état d'esprit de janvier, quand cette chanson était une parmi les autres à choisir dans Destination Eurovision, je suis assez mitigé. La chanson est plutôt banale, dans le message comme dans la musique, mais elle est bien portée par son interprète. Il manque quelque chose, tout de même; un final plus épique, peut-être (mais il paraît que ce point a été amélioré depuis, alors...).
  • Espagne, 6 points: on est plutôt dans le haut du panier de la chanson espagnole à l'Eurovision, au niveau qui pourrait passer à la radio cet été pour alterner un peu avec Alvaro Soler (mais en moins beau qu'Alvaro). Le refrain est efficace, en tout cas. Le couplet, moins, malheureusement, qui donne envie qu'on l'abrège pour revenir encore plus vite au refrain.

13 mai 2019

Dernière ligne droite

Yann Barthès a ouvert le Quotidien du jour par cette affirmation définitive, quoique absolument évidente: «c'est la dernière ligne droite, l'Europe entière se prépare à voter». La fin de la phrase laissait penser qu'il évoquait plutôt les élections européennes, qui sont certes tout à fait importantes, mais bon, on sait bien la vérité: la dernière ligne droite avant les élections européennes, elle commencera juste après le virage au bout de la dernière ligne droite avant les autres élections européennes, celles qui devront sacrer la meilleure chanson de l'Univers sortie après le 1er septembre 2018 parmi une liste prédéfinie de 41 chansons durant toutes moins de trois minutes. En plus de quelques autres restrictions, mais hé, il faut bien des règles... Et au moins, personne ne râle pour de sombres histoires de temps de parole.

Ainsi donc, dimanche, c'en sera fini: l'Europe saura si Marie Myriam pourra enfin être autre chose que la dernière gagnante française de l'Eurovision (mais alors... quoi?).
Mais, un Événement n'arrivant jamais seul, dimanche, c'en sera aussi fini de la saison de Proligue.
Oui, c'est un Événement aussi.
C'est ça, le défaut de publier quelques billets ramassés sur un temps très court, il y a quelques évolutions de mes goûts depuis les dernières années qui sont passés à la trappe. Dont le handball.
Le handball, ce sport que j'ai honni pendant à peu près toutes mes années de collège et de lycée. Pour la sélection des équipes pour lesquelles j'étais toujours choisi en dernier (ou en avant-dernier), pour la peine qu'on pouvait voir dans les yeux de mes coéquipiers quand il fallait me passer la balle, pour la panique que je ressentais quand ladite balle arrivait, pour mon incapacité absolue à mettre une once de talent dans le moindre tir. Pour toutes ces raisons et sans doute aussi parce que, en plus, ça revenait au programme touuuuuus les ans, le handball est probablement le sport que j'ai le plus détesté de tous, sans y prendre jamais le moindre plaisir. Contrairement au volley-ball (même si j'étais nul). Ou au badminton (même si j'étais nul). Peut-être le basket pourrait-il concurrencer cette place, mais ça n'a duré qu'un trimestre de seconde. Un trimestre long et pénible, une note en-dessous de la moyenne sur mon bulletin, mais un seul trimestre.
Puis, à force de regarder les Jeux olympiques tous les deux ans, à force de regarder à peu près tous les sports des Jeux olympiques, je suis devenu un fan absolu de biathlon.
RIEN NE SURPASSE LE BIATHLON.
Mais les matchs de hand, c'est cool aussi.

Un  jour, Mme EPS m'a invité à un match de handball de l'US Créteil. Ce qui est sympa mais pas hyper-généreux, vu qu'elle a elle-même des invitations pour tous les matchs de l'US Créteil. Ce devait être il y a cinq ans et depuis, presque tous les quinze jours (sauf impondérables), je soutiens l'US Créteil dans ses matchs de hand au Palais des Sports. Ce qui n'est pas toujours facile: depuis la première fois, on est passés en deuxième ligue, après deux saisons compliquées. Mais la fidélité paye: cette année, tout allait mieux. Tellement mieux que, sans regarder à la dépense, j'ai acheté mon billet pour le dernier match de la saison, il y a dix jours. Une dernière victoire à domicile, comme à tous les matchs à domicile de la saison (et on est les seuls à avoir réussi ça, ho!) et une qualification pour les play-off permettant d'espérer un titre de Champion de Proligue et une remontée en Lidl Starligue.
Dans l'euphorie de cette ultime victoire (et quelle victoire!), j'étais même convaincu que je devais aller à Saint-Brieuc, samedi et dimanche, voir les deux derniers matchs et soutenir Créteil jusque dans la dernière ligne droite. Et visiter Saint-Brieuc entre les matchs, comme ça ce serait fait. Et regarder l'Eurovision de ma chambre d'hôtel, bon, tant pis. En plus, le concert de Jenifer de dimanche après-midi était complet, alors, à quoi bon être à Paris?
Mais bon, finalement, ma mère a gagné des invitations pour le Parc Astérix pour ce dimanche, alors tant pis, je regarderai les résultats sur Twitter et voilà.
Mais je les retweeterai si on gagne (et on va gagner, on va gagner, ON VA GAGNER).

Leonora - Love Is Forever (Danemark)

John Lundvik - Too Late For Love (Suède)

PÆNDA - Limits (Autriche)

Roko - The Dream (Croatie)
Michela - Chameleon (Malte)

Jurij Veklenko - Run With The Lions (Lituanie)

En attendant la dernière ligne droite, voilà déjà la ligne du milieu de la deuxième demi-finale.
  • Lituanie, 1 point: c'est nul, c'est inintéressant. Enfin, oui, si, les roar en fond avec les run with the lions, mais bon, ça fait pas bézef.
  • Danemark, 3 points: c'est fou, en une note, on sait que ça va être niais. Avec un peu de français dedans, c'est gentil, mais on est loin d'un Loin d'ici, ohlala oui. À l'usure (notamment quand la dame arrête de nous fixer de façon terrifiante sans cligner des yeux), ça finit par faire dodeliner quand même, mais c'est aussi parce qu'on est content de revoir Emmelie de Forest.
  • Croatie, 3 points: est-ce que, dans la vraie vie, les Croates écoutent vraiment ce genre de chansons en 2019? C'est tout à fait ringard et concon, mais ringard et concon eurovisionnesque. J'ai cru qu'il chantait en français, lui aussi, avant de réaliser que c'était du croate. Curieusement, ça reste ringard en croate, mais c'est du croate, ça change un peu.
  • Autriche, 4 points: je ne m'attendais à ce que la dame ait une voix si aiguë. Je l'ai écoutée d'une oreille distraite, en pensant à ce que j'allais pouvoir écrire sur le paragraphe du début, en pensant à la mort aussi puis, je ne sais pas si c'est parce qu'elle s'est mise à pleurer, j'ai fini par trouver ça touchant. Mais est-ce que je tomberai dans le piège des larmes à chaque fois, hein?
  • Suède, 5 points: la Suède est enfin revenue à une mise en scène sobre. Il y a une mise en scène et des effets, parce que c'est la Suède, mais ça sert la chanson sans prendre le pas, comme les deux dernières années. Après, si ce n'était pas la Suède, je ne sais pas si les bookmakers s'emballeraient autant. Le côté gospel pop est réussi (dire qu'on aurait pu envoyer The Divaz et être ridicules à côté) et le final envoie du pâté, mais c'est un peu répétitif, non?
  • Malte, 7 points: voilà enfin la chanson qui ressemble à ce qui passe vraiment sur les chaînes de clips (du simili-Sia?), et qui pourrait même avoir un petit succès dans un monde parallèle. Le clip est franchement beau et c'est très très efficace, ces chamechameleon, je suis même frustré qu'il n'y en ait pas plus dans le final. J'ai peur que ça soit pas fait pour être chanté en live, mais pour le moment, je suis emballé.

12 mai 2019

C'est fini, c'est fini...

Cette semaine aurait dû être flamboyante. Avec le retour de l'Eurovision dans mon cœur et un jour férié, tout était réuni pour qu'elle constitue l'apogée de 2019 avant la semaine prochaine (peut-on encore parler de «semaine prochaine» alors qu'elle commence dans environ une heure?), LA semaine de l'Eurovision et la nouvelle victoire de la France à la fin. En plus, j'avais potentiellement un date calé pour un plan cul avec un garçon très mignon, alors vraiment, ça devait être parfait. Le date ne s'est pas fait, mais ça, c'est ma faute: quand on me dit qu'on a un planning hyper-serré et qu'on dirait que tout doit être expédié jeudi soir en trente minutes entre deux activités touristiques et des visites à des amis parisiens, alors que ça fait deux ans que j'attends oh!, et qu'en plus, je dois préparer des cours ET écouter des vidéos de chansons de l'Eurovision, j'ai tendance à ne pas relancer, caressant, à défaut d'autre chose, l'espoir follement narcissique d'être relancé et me sentir un peu désiré.

Il a relancé vendredi matin, pour souligner que je n'avais pas relancé avant le jeudi soir.
Si les gens ont besoin de se sentir désirés, aussi, pffff...
Mais peu importe, de toute façon. Au bout de deux ans, six mois de plus, ou un an, ma foi... ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Non, rien ne pouvait suffire à ébranler ma confiance et ma joie (à défaut d'autre chose). Alors jeudi soir, au lieu de ce rendez-vous qui semblait ne pas vouloir avoir lieu, j'ai pris rendez-vous avec ma coiffeuse, histoire d'avoir le cheveu propre et bien coiffé au moins pour moi. C'est là que tout a dérapé.

Avec ma coiffeuse, ça fait longtemps qu'on se connaît. L'avantage d'avoir un blogue depuis le XXe siècle, c'est que je peux même dater notre rencontre d'il y a dix ans. Tout n'a pas été simple entre nous, les débuts ont été laborieux. Je dirais même qu'il a fallu un peu de temps pour qu'on fasse vraiment la conversation pendant qu'elle me coupait les cheveux. Oh, comme ce temps-là me semble lointain. L'avantage d'avoir un compte Twitter depuis dix ans, c'est que je peux presque dater le jour où tout a basculé au 25 octobre 2011. D'abord, timidement, on parlait de tout et de rien, des vacances des profs, des élèves qui se font couper les cheveux dans le salon, des clips qui passaient à la télé. Le temps a passé: en 2013, ma barbe a poussé; en 2015, elle a commencé à trouver que mes cheveux s'affineraient pas un peu sur le dessus? (CHUT!), et un jour de 2017, tandis que j'avais l'air de fredonner Je m'en vais de Vianney en même temps que NRJ, je jurerais l'avoir entendu me demander avec un ton réprobateur que j'aurais tout à fait partagé deux ans plus tôt: «T'aimes bien Vianney?».
Depuis, sans aucune ambiguïté, nous nous vouvoyons tout à fait, mais un pas avait été franchi. Elle est la seule à qui j'ai osé parler de mes rêves de cheveux blonds ou de cheveux rouges (et elle s'est moquée). Elle est la seule qui me parle (encore) de mes cheveux qui s'affinent sur le dessus, non?, il y a des chauves dans votre famille? (mais c'était le mois de décembre, j'étais fatigué, ça rend les cheveux fins, c'est pas ma faute). Malgré les épreuves et nos divergences d'opinion, je vais encore me faire couper les cheveux chez elle, c'est dire comme on est intimes. Mais je ne m'attendais pas à une annonce si terrible que celle de jeudi.

Elle a noyé le poisson, en s'attardant sur mes quelques cheveux blancs aux tempes, comme si je devais rester concentré sur cette nouvelle désagréable alors qu'elle me l'avait déjà dit la fois d'avant et que, accessoirement, j'ai des poils blancs partout dans ma barbe alors je le vois bien, que j'ai les cheveux qui deviennent blancs (et c'est un détail parce que, dans la phrase, l'essentiel est donc que j'ai des cheveux). Mais non, avant ça, après avoir évoqué l'anniversaire de son fils, les preuves du temps qui passe ou ses vacances en Bretagne, tout s'est accéléré et il a fini par être clair qu'elle ne vivait plus avec son compagnon.
Et...
Bah, j'ai pas osé lui demander ce qu'il s'était passé.
J'ai compati sans m’appesantir, j'ai souligné que c'était sûrement compliqué d'être hébergée chez quelqu'un en attendant, mais... je ne sais pas. Je n'ai pas eu d'explications!
Comment je peux me relever de ça, moi, si je suis tant dans le doute et l'inconnu?!

Srbuk - Walking Out (Arménie) 

Sarah McTernan - 22 (Irlande)

Anna Odobescu - Stay (Moldavie)

Luca Hänni - She Got Me (Suisse)

Carousel - That Night (Lettonie)

Ester Peony - On A Sunday (Roumanie)

Oh, oui, certes, la deuxième demi-finale de l'Eurovision se profile déjà à l'horizon, mais rien ne sera plus jamais comme avant...
  • Irlande, 2 points: c'est sympa, ces sonorités qui groovent gentiment en fond, comme dans les chansons des années 60. Mais ça ne va pas plus loin et c'est long, c'est long...
  • Lettonie, 3 points: j'aime bien les lo-o-o-o-ove du refrain. Le reste m'ennuie plutôt, mais les lo-o-o-o-ove reviennent souvent et ils sont jolis.
  • Arménie, 4 points: je ne sais pas si j'aurais choisi ça comme chanson pour commencer, mais bon, les organisateurs savent sans doute ce qu'ils font. J'aurais pu aimer vraiment si le côté dark n'était pas dilué dans le refrain et plus encore, dans le final eurovisionnesque de la chanson (un choix malheureux, dans ce cas-ci).
  • Roumanie, 4 points: il se passe un truc à 1'44, une espèce de montée, qui me fait un effet certain. Le charme agit alors pendant un temps, avant que, tout de même, je réalise que, non, cette chanson n'est pas très intéressante (et déjà, il a fallu attendre 1'44 pour que je commence à l'aimer bien).
  • Moldavie, 5 points: j'ai été surpris par la mélodie en fin de deuxième phrase et pourtant, tout dans cette chanson est un condensé de la pop la plus soupesque proposée par l'Eurovision. Celle que j'aime bien, en cachette, où on prononce cri-aïIIï-me et où, à la fin, on fait exploser la fausse batterie en montant d'un demi-ton. Dommage, le moment juste avant (les trente secondes à partir de deux minutes) sont tout à fait ratées et le final en pâtit.
  • Suisse, 7 points: le monsieur est fort charmant et j'aime bien les messieurs qui dansent, mais je n'aime pas trop trop la pop-r'n'b. Mikolas Josef m'a eu à l'usure l'an dernier et le refrain de Luca Hänni devrait aussi y arriver cette année. Ces Dirty dancing, ils sont vachement bien, en fait!

11 mai 2019

Jour de doutes

Et voilà, dans une semaine, c'est la Grande Finale de l'Eurovision et, à force d'avoir repoussé, puis repoussé et repoussé encore un peu, c'est à peine si j'ai écouté les chansons de la première demi-finale. Tout était pourtant parfaitement calculé, il y a trois semaines. Tandis que mon train m'emmenait en vacances vers Évreux, je comptais les jours, divisais 41 par le résultat obtenu et je me disais que ça passait crème. Franchement, j'étais laaaaaaaaarge.
Tout a commencé à déraper dès le lendemain, en attendant mon train sur le quai de la gare de Lisieux, sous une bruine normande caractéristique en avril. Quand j'ai compté les jours en en sautant quelques-uns et que le résultat de la division de 41 par ce nouveau résultat était toujours en-dessous de 5. Oh, ça, vraiment, j'étais laaaarge.
Puis le lendemain, je n'y pensais plus trop. J'étais transi de froid, le nez, les oreilles et les doigts rouges, à regarder les cerfs-volants et les kitesurfs, tout en marchant sur la plage de Trouville, attendant le redoux et le soleil. Las, celui-ci n'est revenu qu'à la minute même où mon train me ramenait vers l'Île-de-France, du sable sur les orteils (malgré les baskets).

Tracy de Sà - Por Aquì (Destination Eurovision 2019)

Et me voilà là, à la bourre, voire à la maxi-bourre, avec toute une demi-finale, un Big Five et un pays-hôte à découvrir encore en une semaine à peine. C'est que les calculs pour repousser le moment fatidique ont continué la deuxième semaine des vacances, tandis que le métro m'emmenait à Paris, le lundi, le mercredi... Puis il y a eu des cours à préparer un peu, pour faire genre jusqu'à la fin de l'année, et pendant ce temps, le CD du concours restait désespérément sous son blister, dans l'entrée. Finalement, cet Eurovision est arrivé plus vite que ma motivation.
Pourtant, cette année, j'étais chaud pour l'Eurovision, juré, avant même d'avoir 35 ans, c'est dire comme ça datait. C'était trop tôt, ce Destination Eurovision. Ça tombait bien pour mon anniversaire, mais c'était trop tôt...

Kate Miller-Heidke - Zero Gravity (Australie)

Hatari - Hatrið mun sigra (Islande)

Victor Crone - Storm (Estonie)

Conan Osiris - Telemóveis (Portugal)

Katerine Duska - Better Love (Grèce)

Serhat - Say Na Na Na (Saint-Marin)

Hé bien... cette première demi-finale laisse largement de la place à quelques surprises!
  • Australie, 3 points: j'ai hâte de voir l'écart des points entre les jurys et le public sur cette chanson. La dame monte haut, oui, certes, mais cette chanson ne va nulle part.
  • Grèce, 3 points: où sont donc passées les chansons grecques d'antan? Celle-ci est un truc pop tout à fait banal qui tente de cacher la misère visuellement. Ah, çà, le clip est beau. J'ai presque envie d'avoir des perles collées à mes doigts (mais ça doit être sacrément relou pour écrire au tableau avec).
  • Estonie, 4 points: cette chanson sonne comme quelque chose de très familier - du Avicii? La mélodie, en tout cas, se retient d'autant mieux. Et ça a quelque chose de rassurant, cette pop facile après les chansons qui passent juste avant. Mais bon, c'est facile...
  • Portugal, 4 points: c'est... particulier. Musicalement, déjà, le titre ne s'apprivoise pas à la première note. Mais cette mise en scène, un vibrant hommage à la poule de Toy qui passerait sur Arte, c'est audacieux. Rien que pour ça, le Portugal mériterait la finale. Mais bon, c'est pas facile...
  • Saint-Marin, 4 points: c'est beau, ces artistes saint-marinais qui portent fièrement les couleurs de leur pays, année après année. En attendant le retour probable de Valentina, le retour de Serhat est quand même vachement moins ringard que la première fois. Ringard quand même, mais vachement moins. Et c'est toujours efficace, de faire chanter nanana. Reste à voir si l'énergie du clip sera là, sans tous ces danseurs autour.
  • Islande, 6 points: c'est... du hard-rock? du grunge? En tout cas, je me disais que c'était un peu beau, un début de clip dans la neige mais je ne m'attendais pas à ce que le monsieur chante comme ça. Ni à ce qu'il chante comme ça le refrain. Je doute tout à fait d'écouter ça en boucle, mais c'est aussi ce qui fait le charme de l'Eurovision, écouter des chansons islandaises qu'on n'écouterait vraiment jamais dans la vraie vie. Et puis le refrain est quand même vraiment vraiment bien.

8 mai 2019

Jour férié


Et voilà, on revient avec la rentrée et, à peine deux jours plus tard, voilà que c'est férié.
Mais moi, j'avais réussi à réunir toute l'énergie qui m'animait et ce 8 mai vient me couper les ailes qui n'osaient pas encore totalement repousser même si ça s'engageait si bien.
Parce que moi, j'ai des principes et non, on ne peut pas travailler un jour férié. Alors voilà, je ne travaillerai pas, na.

(Sachez-le: les études sont formelles, la deuxième crêpe est la pire de toutes)

Lake Malawi - Friend Of A Friend (République tchèque)

Joci Pápai - Az én apám (Hongrie)

ZENA - Like It (Biélorussie)

Nevena Božović - Kruna (Serbie)

Eliot - Wake Up (Belgique)

Oto Nemsadze - Keep on Going (Géorgie)

J'ai l'impression qu'on va connaître un gros creux de la vague, pendant la première demi-finale...
  • Serbie, 2 points: la dame est très douée, son serre-tête est réussi. Sa chanson... oui, c'est joli mais tout à fait ennuyeux.
  • Hongrie, 3 points: on m'aurait demandé, je n'aurais pas dit «oh, tiens, on va montrer Joci en train de jouer de la guitare» en entendant la chanson, preuve que mes connaissances et mes reconnaissances sont très fragiles. Sinon, c'est joli, oui, mais bon, pas beaucoup moins ennuyeux que la précédente (et moins réussi que sa chanson d'il y a deux ans).
  • Belgique, 4 points: j'aimerais aimer, vraiment, parce que c'est la Belgique. Et ça commence pas si mal, très eurobelge, un peu électro, un peu dark. Sauf que ça ne décolle jamais vraiment. Au contraire, ça traîne, ça se répète, sans le côté lancinant de City lights. Mais la mélodie du refrain me plaît. Mais j'aime le travail autour des chœurs sur le refrain.
  • République tchèque, 4 points: forcément, vu que je ne comprends pas spontanément l'anglais quand il est chanté dans une chanson pop sans avoir les paroles sous les yeux, je sens bien que je passe à côté d'une part non négligeable de la vie de ce brave Lake. Ça n'empêche pas de bouger un peu le pied, quand même, surtout sur le refrain (mais, dans le style «faisons du Justin Timberlake», le Lie to me de l'an dernier était indubitablement plus efficace).
  • Biélorussie, 5 points: la ligne mélodique du tout début m'évoque No scrubs de TLC. Elle, elle est habillée comme une S Club 7. Ou comme Britney saison 99/00 et c'est sans doute en hommage qu'elle fait sa reprise pleine de vibes juste avant le dernier refrain. En tout cas, rien dans cette chanson ne date de 2019, ni du XXIe siècle, mais... je ne sais pas, ça marche sur moi. Il faudra quand même une mise en scène un peu plus audacieuse que cette micro-choré pour ne pas juste créer une faille temporelle ringarde, parce qu'on n'en est jamais loin (à la toute toute fin de la chanson, par exemple, est-ce que c'est pas un peu too much dans le too much, madame?).
  • Géorgie, 6 points: ah, voilà un monsieur qui chante en langue inconnue avec sa voix grave et graillante. Et en plus, on lui colle un chœur de cinq messieurs qui en font autant -- ouh comme c'est parfait, ce moment où ils se mettent à lui répondre. Reste que les chœurs de cinq personnes, au milieu d'une salle gigantesque, ça ne rend pas forcément comme sur le disque et que j'attends de voir comment tout ceci peut être mis en scène. Mais oui, j'aime bien. Je n'écouterais pas forcément ça en boucle, mais j'aime bien.

6 mai 2019

Jour de rentrée

Lorsque les élèves me demandent, sur un ton généralement blasé, entre deux exercices sur le théorème de Thalès ou sur la décomposition des nombres en produit de facteurs premiers, à quoi ça sert, les maths?, je leur réponds que, en faisant des maths, on apprend à réfléchir, on développe sa mémoire, on acquiert des routines intellectuelles, on fait travailler son cerveau; en somme, en faisant des maths, on devient des êtres meilleurs.
Enfin, pour être tout à fait précis, en fait, je réponds juste, sur le même ton blasé, à rien et maintenant, fais ton exercice sur le théorème de Thalès (ou sur la décomposition en produit de facteurs premiers) et tais-toi, mais au fond de moi, je sais que ça veut dire tout ce qui précédait.
Oui, en faisant des maths, on apprend à réfléchir. Et puis quand on n'en fait plus, d'un coup, on ne sait plus rien du théorème de Thalès (et tellement moins encore de la décomposition en produit de facteurs premiers). Et ne parlons pas de l'utilisation d'un rapporteur. Vous avez tenu un rapporteur en main récemment, vous?!
Finalement, c'est tout à fait pareil sur un blogue: c'est en bloguant qu'on apprend à réfléchir et tout et tout et puis il suffit qu'on s'arrête onze petits mois et paf, on sait plus rien dire. En plus, faut bien le dire, on sait plus trop quoi dire. Mais gageons que ceci n'est que la première crêpe qu'on jette avant les suivantes qui n'ont même pas besoin de confiture ou de Nutella ou d'un filet de citron pour être délicieuses (ce qui nous arrangera bien, parce que c'est pas facile de taper sur un clavier badigeonné de confiture ou de Nutella) et revenons donc par ici. Il est temps: même la façade de France Télévisions a dégagé l'affiche géante de Skam France pour rappeler que le temps de l'Eurovision est revenu.
Et pour se remettre en jambes, rappelons-nous de la dernière fois.

Angelina - Jamais sans toi (France - 2e au Concours Eurovision Junior 2018)

Et pour la suite, allons au plus simple, avec les cinq premières chansons de la première demi-finale de mardi. Oh, dis donc, mardi, en fait, c'est quand même vachement bientôt.

Tamta - Replay (Chypre)

D mol - Heaven (Monténégro)

Darude feat. Sebastian Rejman - Look Away (Finlande)

Tulia - Fire of Love (Pali się) (Pologne)

Zala Kralj & Gašper Šantl - Sebi (Slovénie)

Dire que, dans à peine huit jours et quelques minutes, c'est exactement comme ça que tout va recommencer, pour la soixante-quatrième fois...
  • Monténégro, 1 point: y a à peu près rien qui va... C'est ringard, de la musique au look des chanteurs. Et c'est même pas en monténégrin!
  • Finlande, 2 points: il semblerait que le monsieur dans la boîte soit connu. Visiblement pas assez pour avoir les moyens d'offrir des Valda au monsieur devant, qui a pourtant un peu l'air de souffrir. Les look away du refrain sont pas mal, ma foi, avec un air potentiellement efficace, mais rien du reste n'est au niveau. 
  • Slovénie, 2 points: que ce soit dit haut et fort, je n'ai rien contre les chanteuses dépressives. La preuve, j'aimais Blanche. Mais là, c'est beaucoup beaucoup de dépression d'un coup. J'ai eu l'impression que ça n'en finirait jamais.
  • Pologne, 5 points: ça a vraiment pas l'air fun, la vie en ex-URSS... Et visiblement, les dames qui chantent en ont gardé un léger trauma, qui finit de les rendre totalement flippantes. Mais, quitte à me surprendre moi-même, je trouve ça entraînant, presque guilleret (sans savoir si on est pas en train de m'envoyer me faire fusiller en chantant en polonais pour que je ne comprenne pas, mais peu importe). Je ne suis pas totalement convaincu que je vais écouter ça en boucle, tout de même. Et un peu circonspect quant à ce que ça pourrait rendre en live.
  • Chypre, 6 points: pour ouvrir le concours, difficile de faire moins Eurovision que ce titre, qui aurait pu prendre place dans n'importe quelle édition depuis au moins dix ans. Et qui n'est pas sans provoquer en moi quelques réminiscences de ayéayéayé-yéayéayé---Fuego. En moins putassier, donc j'aime mieux.

12 mai 2018

Samedi-Eurovision

Ils sont treize pays à avoir tenté les parieurs depuis lundi. Treize pays, sur les vingt-six qui vont concourir ce soir, à avoir vu fondre leurs cotes et s'immiscer, plus ou moins longtemps, dans un top 5 des plus probables prétendants au Concours Eurovision de la chanson. C'est dire comme les bookmakers sont perdus, eux qui semblaient pourtant convaincus, depuis des semaines, de la victoire d'Israël. Et patatras, au début de la semaine, Chypre s'empare du leadership, tandis que derrière, au gré des demi-finales et de l'ordre de passage de la finale, s'effondrent l'Australie, l'Estonie, la Norvège, la République tchèque, alors que l'Irlande, la Lituanie, la Suède ou même l'Allemagne connaissent un retour de flamme. Et au milieu, la France, restée solidement ancrée contre vents et marées et qui pourrait bien profiter de ce chaos pour bien se classer. Oui, soyons optimistes: ce soir, Madame Monsieur peut égaler la 6e position d'Amir en 2016 et même décrocher son premier top 5 depuis Sandrine François en 2002.
Et pourquoi pas, tiens, faire un premier top 4 depuis Natasha Saint-Pier en 2001?
Tant qu'on y est, dites, est-ce qu'on pourrait pas obtenir le premier top 3 du XXIe siècle?!
Mais si les choses tournent bien, peut-être pourrait-on même toucher la deuxième place de Joëlle Ursul en 1990, avec White and black blues, parce que ce serait quand même bien, dans quinze jours, une fois la déception d'être si haut mais pas tout en haut passée. Ou alors l'Europe, touchée par un message d'espoir et une marée humaine de mains qui se lèvent comme un seul homme, donnera-t-elle le plus de points ce soir à la France, ce qui n'est plus arrivé depuis 1991 et C'est le dernier qui a parlé qui a raison d'Amina. Las, cette année-là, l'Europe avait aussi donné le plus de points à la Suède et c'est Fångad av en stormvind de Carola qui fut finalement désignée vainqueur et c'est tout de même une injustice scandaleuse parce que, honnêtement, qui se souvient de Fångad av en stormvind?!

Amina - C'est le dernier qui a parlé qui a raison (France - 1991)

J'ai cru entendre quelqu'un dire: qui se souvient de C'est le dernier qui a parlé qui a raison?!
Hum... Bon, certes.
De toute façon, même s'il a pu m'arriver, par moments, cette semaine, d'être absolument convaincu que la France pouvait enfin gagner, qu'elle avait la chanson pour, et surtout les rivales pour s'immiscer entre, on ne s'emballe pas car il est hors de question de revivre une amauryvassili, je ne le supporterais pas. De toute façon, là, à cet instant précis, j'en suis sûr, tout est imprévisible et c'est pour ça que ça va être génial.
Et puis, après tout, l'Espagne attend de regagner depuis 1969...

[21:00] Nous y voilà, dans un peu plus de sept heures, nous serons fixés! En attendant, ça commence!
Le moment fado était court. C'est une bonne chose.
C'était un piège, on a une autre chanteuse. Ça ambiance bien la soirée, le fado, dis donc...
[21:08] La cérémonie des drapeaux poursuit sur la même dynamique de... de pas de dynamique, du coup. Le public n'est pas tout à fait à bloc, en tout cas...
[21:13] Un tweet de Line Renaud... Merci Stéphane Bern pour ce vent de fraicheur sur le concours.
[21:15] Allez, cette fois, c'est parti parti.


[21:16] Pour la troisième fois, le dernier de la deuxième demi-finale commence la finale. Allez l'Ukraine.
Hé bien, c'est tout aussi bien qu'en demi-finale. Vive l'Ukraine!
[21:20] Place n°2, la place maudite pour l'Espagne.
C'était encore plus niais que la chanson. Tous ces regards d'amour, là, c'est dégoûtant!
[21:24] La Slovénie, c'est un peu plus bruyant là qu'en fin de demi-finale. Je me suis peut-être emballé jeudi... Mais cette coupure, ça fait vraiment son effet!
[21:29] La  Lituanie...La meuf chiale donc à chaque fois qu'elle voit son mari, c'est très inquiétant...


[21:34] L'Autriche a fait le job. C'est propre, ça s'écoute bien, ça se chantonne. Moitié gauche du tableau en fin de soirée?
[21:38] À force de me dire que je n'aime pas la chanson estonienne, je finis par l'apprécier...
[21:42] Je réalise soudain que, vu de la salle, le début de la prestation norvégienne ne doit avoir aucun intérêt, puisqu'on ne voit pas les trucages...Cette chanson ne vieillit vraiment pas bien. Je l'aime moins à chaque écoute.
[21:45] Le Portugal, ça va être mieux... C'était joli, c'était doux, c'était bien.

[21:51] C'est rigolo de lancer le Royaume-Uni comme si quelqu'un l'attendait vraiment.
Étonnant, le refrain est chanté par le public.
La mise en scène du monsieur qui vient voler le micro et qui déstabilise complètement SuRie, c'est bien pensé, dites donc!
[21:57] Le cours normal des choses reprend, avec du serbe. C'est apaisant, le serbe, mais trois minutes, c'est trop.
[22:00] Allez, l'Allemagne!
Hé bien, non, pas l'Allemagne. J'ai trouvé ça horriblement mou...
[22:08] L'Albanie est un titre toujours efficace. Mais juste avant la France, j'ai moins profité...
|22:14] La chanson française met du temps à démarrer, je ne sais pas si ça pourra séduire l'Europe, mais ce final, toutes ces mains qui se lèvent sur le final... c'était vraiment magnifique!
|22:17] Mikolas a mieux réussi sa choré de fesses ce soir qu'en demi, il était coordonné avec ses petits camarades. Et ce triple boucle piqué, en plus... C'était mieux!
( 22!20] Et le Danemark aussi, c'était mieux qu'en demi. Le Viking, ça marche tout de même bien.
[22:23] Jessica Mauboy est toujours contente d'être là, mais sa voix m'a semblé moins assurée qu'en demi-finale. Et décidément, il me manque un truc dans cette prestation.

 [22:27] Avant la suite, un instant de recueillement pour Lys Assia. Un moment très court.
Et la Finlande, donc. C'est mieux qu'en demi mais décidément un peu trop long pour moi. Ça ne marche pas complètement (et encore moins juste après la pause).
[22:35] La Bulgarie, c'est comme la Norvège, j'ai aimé la première fois puis j'aime de moins en moins. C'est... bruyant!
[22:38] L'effet de surprise est un peu passé pour la Moldavie, mais tout de même, c'était rigolo. Et je n'avais pas tilté sur le choix des couleurs, alors merci Stéphane Bern.
 [22:45 ] La chanson suédoise m'indiffère décidément, mais, décidément...
Il a un bon boule, quand même, non?
Et nous voici dans le final de la mort! Qui commence avec la Hongrie.
[22:47] C'est délicieusement chanté faux, mais c'est quand même vraiment pas mal, la Hongrie.
[22:52] Les quelques défauts de la demi-finale ont disparu, Netta a cartonné sur sa prestation, c'était parfait.
[22:57] Waylon a fait ça propre, mais j'ai aimé jeudi alors ce soir, je suis moins agréablement surpris.
(23:00] On enlève les danseurs qui virevoltent (et qui plaisent visiblement au public), il ne reste pas grand chose de la chanson irlandaise. En plus, il finit en chantant faux...
Et Chypre, LE moment de vérité.
[23:05] Je déteste décidément cette chanson chypriote. Je ne lui trouve aucun intérêt. J'espère que les jurys ne vont pas trop la soutenir.
[23:09] Et la chanson italienne pour finir... Je ne suis pas convaincu. Elle commence mieux que Mercy, mais patine très vite et ça manque d'émotion. Déçu.

[23:22] Je ne suis pas sûr de mon classement, mais disons:
Israël - France - Moldavie
un cran en-dessous: Ukraine, République tchèque, Portugal
encore un peu en-dessous: Danemark, Hongrie, Autriche et on rajoute l'Albanie pour faire dix.
[23:35] Cet intermède est long. En plus, c'est pas comme si on voulait vraiment réentendre Salvador Sobral...
Cette nouvelle de l'Eurovision Junior m'indiffère assez. Je n'aime pas les enfants, en fait.
Et la chanson de Salvador Sobral m'indiffère aussi. Je n'aime pas sa nouvelle coiffure.
[23:53] Les votes sont clos. J'ai l'impression que c'est de plus en plus long, année après année...
[23:55] Ca commence avec 12 points de l'Ukraine en premier pays, youhou (mais rien de l'Azerbaïdjan, alors bon...).
Hé bien, hé bien... C'est faible pour nous (et bon pour CHypre). L'Autriche cartonne à un point très étonnant. Et personne ne finira à 0!
On finit par grappiller des points un peu partout, c'est bien!
Et la Russie est toujours sifflée à l'Eurovision.
Elodie Gossuin nous fait sa Elodie Gossuin. Et la France vote pour Israël, SURPRISE!
[00:30] Nous voici donc 8e des jurys. Je m'attendais à mieux, vraiment. Et je suis très étonné que la simplicité autrichienne ait tant plu (mais cheh pour Chypre).
L'Australie est DERNIERE du public. Et la Suède perd tout son avantage d'un coup, c'est fou!
Et c'est la cata pour l'Autriche!59 points pour nous....
L'Ukraine est dernière des jurys et 7e du public, youpi.
Le haut du classment du public ne ressemble tellement pas à celui des jurys, c'est fou. La fin est un peu fouillie, Israël a gagné, oui, mais après...
Deux pays du Big 5 dans le top 5... Depuis combien de temps n'était-ce pas arrivé?! Ce top 5 était imprévisible, on pouvait faire fortune chez les bookmakers. La France est 13e, pile ce qu'il fallait pour être dans la partie gauche du tableau (mais c'est décevant).
Cette victoire écrite depuis des mois puis annulée depuis des jours, c'était génial! Et c'est rigolo de voir Salvador Sobral remettre un prix à une chanson qu'il déteste...
Ah lala, vivement l'Eurovision 2019, tiens!

10 mai 2018

Jeudi-Eurovision

Ce n'est pas pratique, ces pays qui n'avaient jamais gagné et qui organisent pour la première fois. On ne peut pas se pencher sur des statistiques évidentes, revenir sur leur dernière fois, qui avait gagné alors et en quelle place il fallait passer pour remporter le Gros Lot à la fin. Alors concentrons-nous plutôt sur la place laissée désormais vacante par le Portugal, celle du pays qui compte le plus de participations sans la moindre victoire. Désormais, le big loser, c'est Malte, qui concourt depuis 1971, sans avoir jamais réussi à remporter le trophée. Les bookmakers sont formels, ça ne devrait pas être pour cette année, ce serait déjà un miracle s'ils participaient à la finale. Après tout, peut-être faudrait-il plutôt attendre 2025, pour, du même coup, battre le record des 53 ans d'attente du Portugal.

Chiara - Angel (Malte - 2005)

[21:00] Ça y est, on y re-est. Ça passe vite, des jours fériés et un mercredi au milieu! Bonsoir!
[21;05] L'avantage de cette demi-finale, c'est que la Norvège passe en premier et après, il n'y a plus rien d'intéressant...
[21:09] Je suis un peu déçu par Alexander. Le visuel du début était un peu too much, mais c'est la partie dansée, qui était un peu en-dessous du disque, au niveau de l'énergie. Disons que c'est le début du show.
[21:12] J'avais totalement oublié cette chanson roumaine; C'est... pas trop mon truc... C'est anxiogène, cette mise en scène de mannequins masqués.
[21:16] J'ai été content d'entendre ce chant traditionnel serbe, je m'étonne moi-même. C'est dire comme ce début de soirée est compliqué. Mais bon, trois minutes, c'est un peu trop, toujours.
[21:19] Saint-Marin a explosé le budget robots: ils sont QUATRE, carrément!
Pourquoi le robot-chef dit que la taille n'a pas d'importance?!
Saint-Marin mérite d'être là, mais vraiment, ce truc, c'était bizarre...
[21;25] Le Danemark m'a déçu un peu aussi. La chanson s'écoute vraiment bien, mais j'ai pas eu l'impression que c'était toujours juste et agréable.
[21:26] La Russie a donc osé retranscrire en scène la mise en scène du fauteuil caché sous la montagne.
[21;29] Hé bien... Il aurait vraiment fallu laisser les choristes faire les refrains seuls parce que Madame Russie était tout à fait fausse.
[21:34] La Moldavie ose le théâtre de boulevard, je les aime.
(21;37] Je ne sais pas si la Moldavie va pouvoir refaire le score de l'année dernière, mais la stratégie de la chanson légère et de la mise en scène rigolote, je valide! C'était cool.
[21:40] Je ne pensais pas qu'il se passerait tant de choses sur scène pendant la chanson des Pays-Bas. En fait, je n'avais pas conscience à quel point elle était dynamique. J'aime pas plus que ça, mais c'était bien fait.
[21:44] La robe est laide, la choré est un choix étrange... Je comprends la chute de l'Australie chez les bookmakers. Et cette chanson est bien trop longue, pour ce que c'est.
[21:46] Le contraste Australie/Géorgie est brutal et pas flatteur pour la Géorgie, oh lala...
Les Géorgiens étaient modérément harmonieux en disque, mais en live, c'est pire. Ce serait étonnant qu'ils se qualifient.
(21:53] C'est une catastrophe vocale, la prestation polonaise. Et pourquoi ces vagues avec les mains, voyons? Est-on encore en 1973?
Et voici Malte, en quête d'une victoire depuis 1971, donc.
[21;56] Je crois que je fais un rejet de la chanson maltaise, mais la mise en scène est jolie. Par rapport à d'autres trucs, ça mériterait une qualification.
[21;59] Cette demi-finale est quand même très inférieure à la première. Je propose de voter de force pour la Suisse.
[22:00] Nous voici au moment métal de la soirée, youpi.
[22:02] Oh, il chante un peu faux, en fait, Monsieur Hongrie... Mais ça envoie du pâté, j'aime bien.
LE GUITARISTE SE JETTE DANS LA FOSSE!
[22:05] C'est la dame aux cartes, Madame Lettonie?
Bon, bah... Il se passe pas grand chose, avec Madame Lettonie. Je regrette presque Madame Croatie, qui faisait pareil, avec une plus grosse bouche.
(22:10] La Suède a TOUT misé sur le physique de Benjamin qui en fait des caisses (mais il le fait très très bien, oh là oui).
Ça ne donnait pas très envie de bouger, cette chanson, en tout cas. La mise en scène n'aura pas fait de miracles (mais comme il n'y a personne ce soir et que c'est la Suède, ça passera).
|22:15] J'avais oublié le final monténégrin un peu moche. Le reste, c'était... Joli, oui, mais bien sûr que ça ne se qualifiera pas.
[22:19] C'est dynamique, la Slovénie. Je suis à deux doigts de voter pour la dame.
Le concept du faux problème technique, c'est bien, ça réveille l'intérêt. Je dis oui!
[22:22] Hiiiii, le chanteur ukrainien, c'est un vampire dans son cercueil, c'est GENIAL!
Et il y a des flammes en plus, l'Ukraine a TOUT mis. C'est fabuleux. On oublie presque que la chanson est quand même vraiment bien, en fait.
[22:26]  L'heure du bilan. Finalement, la Norvège, c'était bien...
Le Danemark a gardé un extrait mal chanté, c'est curieux. La Russie aussi, mais quand on peut pas faire autrement...
Mon top 5: Moldavie, Ukraine, Hongrie, Slovénie... et Norvège?
La suite: Pays-Bas, Danemark pour la chanson, la Suède pour le chanteur, l'Australie parce qu'elle est contente d'être là. Il me reste une place pour la Géorgie, du coup.
[22:45] Les votes sont arrêtés et j'ai même pas été faire pipi, mince...
[22:55] C'est bien, ce point historique en plein prime. Un peu trop sérieux, peut-être. Et long, vu qu'on doit encore voir les trois qualifiés d'office.
[22:58] C'est joli, ces tenues rouges sur les Madame Monsieur.Et cette VF de la chanson de Salvador Sobral aussi. Et c'est habile, cette coupure de Mercy avant le tout final, ça donne envie.
[23:04] J'avais peur que les Italiens nous volent des votes, mais en fait, ça devrait aller, c'est assez différent (mais eux ont tiré la deuxième moitié...).
[23:06] La Serbie, donc, pour commencer les qualifiés...
La Moldavie, youpi! Et la Hongrie, youpi aussi! Et l'Ukraine, encore youpi.
Suède, Australie et Norvège, logiques.
Le Danemark, ma foi, oui. Et la Slovénie a réussi son coup de la bande qui coupe!
Et, ouf, les Pays-Bas sont qualifiés, c'est mérité (et ça venge la Belgique).
(hé, neuf sur dix?)
[23:14] France 4 a coupé le Te Deum final, c'est n'importe quoi...

8 mai 2018

Mardi-Eurovision

Ce n'est pas pratique, ces pays qui n'avaient jamais gagné et qui organisent pour la première fois. On ne peut pas se pencher sur des statistiques évidentes, revenir sur la dernière fois, qui avait gagné et en quelle place il fallait passer pour remporter le Gros Lot à la fin. Alors voilà, ne cherchons plus et rappelons-nous que, jadis, le 20 avait porté chance à Alexander Rybak. Mais bon, ils ne sont pas 20 dans les demi-finales, et Alexander devra encore attendre jeudi, alors bon...

Alexander Rybak - Fairytale (Norvège - 2009)

[21;00] C'est mon premier Eurovision sur cette grande télé. Bonsoir!
Je ne sais pas comment on s'est dit "oh, tiens, et André Manoukian, alors, si on le mettait partout jusqu'à l'Eurovision". A cause de Marianne James, c'est ça?!
[21:06] C'est déjà le moment de la première chanson. Azerbaïdjan.
Bon, c'était nul musicalement, c'était chanté faux et en plus, la choré faux bateau, c'était un peu ridicule. Non, donc.
[21:10] Islande. Monsieur a une tenue qui n'est pas le meilleur choix mode, à mon avis.
 Hé bien, LA note finale qui monte est... bien montée, oh la la. C'était pas très beau (et la chanson pas folle en live).
[21:15] Albanie. Je ne me souviens pas du côté death metal de la chanson que promet Dédé.
Oh, c'était pas si mal, ce truc, en fait. Mieux que sur le disque (mais on réécouterait pas ça tous les jours).
[21:19] Belgique. LA BELGIQUE.
Sennek n'a visiblement pas prévu de revenir samedi, elle a mis tout son fond de teint dès ce soir.
Hé bien, ce n'était pas si mal, finalement, la chanson belge. Je veux bien une qualification.
[21:22] Instant hormones: la République tchèque.
C'est un peu cacophonique, par rapport au disque hyper produit, c'était prévisible. Le look est clairement too much pour moi, je suis désamoureux de lui.
[21:29] La Lituanie, c'est joli mais purée, qu'est-ce qu'on s'fait chier...
[21:32] Voilà LE GRAND MOMENT, l'ex-hyper-favorite Israël! (mais maintenant, les bookmakers sont formels, c'est Chypre qui va gagner)
C'était pas très bien réalisé, Netta qui est cachée derrière les feux d'artifice, bon... Mais en tout cas, musicalement, c'était très bon, encore plus déjanté que le clip et tant pis si les notes aiguës, c'était moyen.
[21;38] Lituanie. Qu'a-t-il fait de sa chanson?
Mais le côté gentiment ringard de la chanson a totalement disparu, c'était juste ignoble à écouter...
[21:41] L'Estonie, revoilà une hyper-favorite.
Oui, elle tient la note, elle... mais sinon, cette robe, ça ne m'intéresse pas, pas plus que la chanson.
[21:46] La Bulgarie, anciennement favorite. C'est vrai, à première vue, en live, tout le côté sombre et mystique a disparu.
Non, y a pas, je suis déçu. Ça me déçoit.
[21:49] La Macédoine, maintenant.
Le mélange de tous ces styles, ça me perturbe beaucoup en live. En plus d'oser des costumes tous plus moches les uns que les autres. Et même quelques fausses notes sur la fin. Bon, bof, hein.
[21:53] La Croatie.La dame avait cette bouche gigantesque, jusque_là?
Cette chanson n'a jamais autant ressemblé à Stop.
[22:00] L'Autriche. Qui fait partie des prestations que j'attends, parce que je ne sais pas à quoi m'attendre.
Y avait rien à attendre, en fait. Il a juste chanté avec un micro casque...
Oublions la mise en scène autrichienne, pour la Grèce.
[22:08] Bon, la prestation grecque était classique, avec ce qu'il fallait de fumée et bien chantée. Je ne sais pas.
Et la Finlande, maintenant!
[22:11] A part la roue un peu fun, le titre finlandais n'a pas révélé un potentiel incroyable. J'ai trouvé ça long, même.
[22:15] L'Arménie, c'est une bonne surprise. C'est agréable et bien chanté. Je dis oui, plutôt.
[22:19] Et la Suisse, je dis oui aussi! Ca rend vraiment bien, c'est dynamique! Reste à voir si la Suisse peut avoir assez de supporters.
[22:20] Ah, Monsieur Irlande avait un enterrement juste avant, donc...
Oh, les danseurs homosexuels sont là! On cherche à gratter du vote, en Irlande, visiblement.
[22:23] Je suis étonné par les cris du public sur la prestation irlandaise. C'était joli mais bon...
Enfin, oui, c'est bien d'officialiser le côté homosexuel de l'Eurovision jusque dans les pays les plus lointains.
[22:24] Et donc Chypre, LA MEGA FAVORITE pour la fin.
Entre la tenue, la choré, les flammes, tout est très putassier dans cette performance. On ne veut pas voir ça gagner samedi, Grands dieux non.
[22:33] C'est dommage qu'on ne vote pas ce soir, parce que je n'aurais pas trop voté. Pour Israël et la Suisse, en fait (mais en aimant bien aussi l'Autriche, pour finir le top 3).
[22:38] J'ai raté l'annonce du décès de Salvador Sobral mais cet hommage est joli. Cette chanson méritait bien une victoire (même si on n'a jamais envie de l'écouter).
|22;59] Cette séquence pré-résultats est plus interminable, d'année en année.
Dans ce top 3, la chanson portugaise est vraiment la seule intéressante pour moi.
[23:05]Allez, ça commence bien avec l'Autriche, youpi.
L'Estonie, ensuite, normal. Et Chypre, aussi normal.
Oh, fichtre, la Lituanie...
Et Israël, normal de nouveau. Il ne manquait que la République tchèque.
La Bulgarie aura une deuxième chance, donc.L'Albanie, donc, et la Finlande.
Là, Europe, il me faut la Suisse! Ou alors comme tous les dernières années, c'est la Belgique qui sera citée en numéro 10?
Oh, l'Irlande!
Oh, mais non, la Suisse, alors...

33 minutes chrono

Nous voilà le jour J, celui de la première demi-finale de l'Eurovision, et il reste encore tant de chansons à écouter pour être prêt. Heureusement, donc, que ce jour est férié, et je propose à l'Union Européenne de systématiser ce fait pour les années à venir et les générations futures. Cependant, comme on rêve tous, surtout, de profiter aussi de cette journée pour faire le ménage qu'on n'a pas pris le temps de faire ce week-end, ou faire le point sur les vœux d'orientation des élèves, ou écouter des chansons de Maurane, ou, plus certainement encore, passer le reste de cette journée dans une baignoire d'eau glacée, il est temps de ne pas perdre de temps.
C'est dommage, avec tout ça, j'aurai pas eu l'occasion de raconter comment je me suis retrouvé à écouter la chanson hongroise de l'an dernier dans les rues de Budapest... (en même temps, ça impliquait un garçon et une performance de 33 secondes, je ne sais pas si ça aurait fait une belle anecdote)

Vanja Radovanovic - Inje (Monténégro)

Ethno-Jazz Band Iriao - For You (Géorgie)

AWS - Viszlát Nyár (Hongrie)

Julia Samoylova - I Won't Break (Russie)

DoReDos - My Lucky Day (Moldavie)

Ieva Zasimauskaitė - When We're Old (Lituanie)

MELOVIN - Under The Ladder (Ukraine)

Amaia y Alfred - Tu Canción (Espagne)

Sennek - A Matter Of Time (Belgique)

Saara Aalto - Monsters (Finlande)

Madame Monsieur - Mercy (France)

Ça donne chaud, d'écouter onze chansons à la suite, non?
  •  Lituanie, 2 points: j'ai décroché dès la dixième seconde, je crois. C'est joli à écouter, mais dans un ascenseur, en remontant sa TL sur Twitter ou en faisant couler l'eau pour rincer sa vaisselle.
  • Monténégro, 2 points: il faudrait que quelqu'un réécoute les chansons monténégrines, pour être sûr que ce n'est pas toujours la même qui revient et qu'on oublie. C'est pas désagréable à écouter, jusqu'à cette montée finale, lancée par un immonde ahahaha (et il sait même pas bien faire tomber ses bras pour être théâtral, en plus).
  • Russie, 3 points: rhololo, qu'est-ce que c'est kitsch! D'abord musicalement, même si ça fait un refrain qui se retient bien. Mais visuellement, ça n'est qu'une montée de 3 minutes, dans les éclairs sur les lèvres jusqu'à cette Julia-montagne. Si c'est ça le visuel sur scène, ça promet...
  • Finlande, 3 points: au début du clip et de la chanson, j'aurais vraiment aimé aimer, mais il manque quelque chose. Je n'ai rien contre le fait de proposer un titre pour danser en club, mais encore faut-il qu'il donne envie de danser... Là, ça ne provoque pas grand chose en moi.
  • Belgique, 4 points: la Belgique continue sur la voie de son succès avec un titre hyper-léché, mais dans celui-ci, il manque le truc envoûtant/entêtant qu'on trouvait chez Loïc Nottet ou Blanche. Pire, le refrain est terriblement banalement eurovisionnesque et ça casse un peu les spécificités de sa voix. Je ne suis pas sûr de réécouter cette chanson plus tard.
  • Géorgie, 4 points: ah, le retour des Stentors! Je ne trouve pas les voix de ces messieurs extraordinairement harmonieuses, mais surtout, je n'arrive pas à prévoir les notes qui vont venir après. Du coup, c'est à la fois bizarre à l'oreille et captivant pour savoir comment ça évolue. Et finalement, pas désagréable. Et eux, ils réussissent leur final.
  • Espagne, 5 points: un couple qui court main dans la main sur un tapis de fleurs, on n'est pas loin d'atteindre des records de niaiserie visuelle. Ils sont mignons à être amoureux et à le chanter, mais mon cœur est de pierre et... bah, oui, c'est très joli mais je m'en fiche, en fait.
  • Hongrie, 6 points: j'aime cette idée de vouloir amener du hard rock sur la scène de l'Eurovision où on joue les instruments en play-back. J'aime bien le clip qui montre qu'on peut être un enfant mignon et mal tourner pour finir par chanter avec les cheveux plein de sueur, mais je doute qu'on retrouve ça dans la mise en scène. Une fois accepté le fait que le monsieur ne chante pas Zombie dans les premières notes du refrain, l'ensemble me plaît bien. 
  • Ukraine, 6 points: j'ai l'impression que ce titre pourrait exister depuis une quinzaine d'années, mais le refrain me fait dodeliner et j'ai fini par chantonner les ohohoh oh ohohoh oooh. Alors oui, quand tout ralentit avant le final, c'est gentiment ringard, mais du ringard qui marche.
  • Moldavie, 7 points: chic, des trompettes balkaniques! On pourrait me chanter n'importe quoi avec ces pouet pouet pouet qui marquent le rythme en fond, ça me met de bonne humeur spontanément (mais là, sérieusement, elle hésite entre les deux garçons, c'est ça?). Je suis même extrêmement frustré par cette fin qui appelle TELLEMENT un nouveau refrain et puis non, coitus interruptus.
  • France, 8 points: j'ai beaucoup écouté cette chanson depuis Destination Eurovision, mais dans sa version originale, et je trouve que cet edit de 3 minutes la dessert un peu. Notamment, il lui manque mon passage préféré de la chanson -derrière les sémaphores, serait-ce le bon port?- et la coupure qui va avec brise la montée vers les Mercy Mercy, même si le public ne manquera pas de les reprendre avec les mouvements de bras qu'il faut qui émouvront tous les téléspectateurs qui porteront cette chanson jusque sur la première place.

7 mai 2018

Un bonheur presque parfait

Cette fois, on y est, c'est La Grande Semaine de l'Eurovision, la semaine où rien ne peut miner mon moral, un peu comme Noël mais sans les discussions un peu embarrassantes qui finissent par arriver au moment du deuxième plat de résistance. Avec en plus, un jour férié par demi-finale pour pouvoir, enfin, s'y préparer comme il se doit, que pourrait-il bien se passer de négatif?
Ça, c'est ce que je croyais naïvement.
La réalité est tout autre...
Elle a frappé, comme ça, sans qu'on s'y attende. On était tranquillement en train de vaquer à ses occupations classiques, du genre regarder N'oubliez pas les paroles!, quand bam, le choc. D'abord la joie, puis la stupeur et enfin l'abattement. France 2 diffuse un prime d'Affaire conclue, l'émission sur la brocante de Sophie Davant. Plus exactement, la meilleure émission de télé actuelle, même devant N'oubliez pas les paroles!, même devant TeamG1. La seule émission que, quand je la rate (et je la rate souvent, car je suis un adulte dans la vie active, donc pas forcément chez moi de 16h10 à 17h50), je la replaye. Affaire conclue représente le programme parfait pour le prof à bout de forces qui ne veut pas aller se coucher à 21h50 mais qui n'arrive plus à rien dès 20h40, quand, mal organisé qu'il est et alors qu'il a déjà dix ans de cours archivés rangés dans des classeurs et des dossiers de son ordinateur, il vient à grand peine de finir (de bâcler?) une feuille d'exercices pour le lendemain. Aussitôt Quotidien/TPMP terminé, quand il se dit qu'il serait temps de dîner, vers 21h15 (mais qu'il ne peut pas se lancer dans un film parce qu'il est déjà tard, ni une série, parce qu'il n'arrivera pas à se concentrer assez longtemps), il peut alors se vautrer devant les expertises de Harold, Jérôme et Enora (et parfois Dorothée, mais on l'aime moins, Dorothée) et, surtout, adorer les enchères d'Anne-Catherine, Alexandra, Mathieu, François et l'inévitable Julien Cohen qui les exterminera tous à la fin.
Et croyez-moi, il y prend du plaisir, le bougre.
Il se cultive: sur l'art nouveau, l'art déco, le style Empire, les vases Gallé ou les jouets Goldorak. Il rit (parfois d'un vrai rire sonore, comme devant Brooklyn Nine-nine), parce que ces acheteurs sont très sympathiques, et leurs petits coups bas pour décrocher la timbale le sont aussi. Et puis il lance une autre émission, puis une petite dernière pour la route. Et cela se répète, soir après soir, pour finalement rattraper les dix émissions de la semaine. Pire, un jour de vacances consacré à quelques corrections, il peut même lancer une espèce de marathon, un binge-replay, enchaînant les émissions manquées tout au long de l'après-midi, avant d'enchaîner avec les émissions du jour, en râlant possiblement si c'est un best-of (et en étant soulagé, aussi, parce que ça fait toujours une émission de moins à replayer). Quelque part, ça lui rappelle quand il passait des heures et des heures, chaque week-end, à regarder Storage Wars, ou Storage Wars Texas, ou Storage Wars Made in France. Dire qu'à l'époque, il trouvait Julien et Alexandra agaçants... Et ainsi, il regrette un peu moins Jérôme Anthony, Emmanuel Layan ou Elsa Gody d'Un trésor dans votre maison (il l'avoue, il a triché pour retrouver le nom de famille d'Elsa Gody).

Mais il n'y a pas que les profs à bout de forces qui ne veulent pas aller se coucher à 21h50 mais qui n'arrivent plus à rien dès 20h40 qui regardent Affaire conclue! Par exemple, il y a ma mère (ne la jugez pas, mais c'est un cas extrême: elle regarde aussi les best-of du samedi). Et sans doute quelques autres personnes, puisque l'émission bat ses records d'audience semaine après semaine et, à ce rythme, va finir avec des scores dignes d'il y a dix ans. D'où, joie suprême, un prime-time de prestige, dans un château, avec des vedettes (tout du moins, avec Gil Alma) et huit acheteurs en même temps. Ça va être grand, ça va être la folie absolue.
Sauf que c'est jeudi soir, exactement en même temps que la deuxième demi-finale...

Sevak Khanagyan - Qami (Arménie)

Ryan O'Shaughnessy - Together (Irlande)

Ari Ólafsson - Our Choice (Islande)

ALEKSEEV - FOREVER (Biélorussie)

Yianna Terzi - Oniro Mou (Grèce)

Alexander Rybak - That's How You Write A Song (Norvège)

Allez, six chansons pour la route puis on se lance un petit Affaire conclue en replay.
  • Arménie, 2 points: j'ai l'impression qu'ils sont nombreux à chanter en pas-anglais, cette année. Ça mérite d'être soutenu, mais en vrai, cette chanson rejoint facilement le groupe des chansons douces qui bouchent un trou sans faire de mal mais qu'on n'écoute pas vraiment.
  • Islande, 5 points: on n'a jamais autant pu confondre Irlande et Islande, même concept du clip en plan-séquence, même chanteur, même type de ballade pop qu'on pouvait écouter dans les années 90. Le monsieur islandais me fait un peu flipper avec son sourire forcé quand il se concentre pour fixer la caméra, mais la ballade dans ces rues islandaises est jolie, à défaut d'être mémorable. Il ne faudra pas qu'il rate son envolée finale (qui n'était pas indispensable, selon moi).
  • Irlande, 5 points aussi, puisque c'est pareil: c'est pas courant, les clips avec deux garçons qui se promènent en dansant ensemble ou en se tenant la main. C'est mignon à regarder. Et mignon à écouter, à défaut d'être mémorable (mais oui, c'est pareil, j'ai dit!). Lui reste dans la sobriété jusqu'au bout, mais il ne faudra pas être trop sobre sur scène pour ne pas complètement être oublié.
  • Grèce, 5 points: c'est curieux, parce que je trouve que cette chanson sonne très grec (ça doit être la langue), mais aussi un peu nordique (ça doit être le solo de cornemuse, vers 2 minutes). Je ne sais pas de quoi ça parle, mais je trouve ça très agréable à écouter, en particulier le refrain. De là à la réécouter après le concours, je ne sais pas.
  • Biélorussie, 7 points: je n'étais pas forcément conquis par le premier couplet, ni la voix grave du monsieur, mais il s'est produit un truc inexplicable quand le refrain est arrivé, que je trouve très beau, très mélancolique. Il me semble étrangement familier, mais sans retrouver pourquoi. Il arrive cependant un moment où je me dis que le refrain tourne en boucle et que c'est un peu léger, mais c'est là que la chanson choisit de s'arrêter brutalement et, finalement, j'en sors un peu frustré (mais ce refrain, rhalala, je l'aime).
  • Norvège, 8 points: c'est donc ça, LA chanson qui affole tous les bookmakers depuis une semaine au point d'effectuer une remontada incroyable. Je suis loin de tout aimer dans cette chanson (par exemple: Alexander Rybak), mais elle est terriblement efficace et, surtout, c'est la plus feel-good song du concours, jusque-là. Ça donne le sourire, ça donne envie de dodeliner, de chantonner, de faire papapa papapa papapa-papa et tant pis si ça pourrait être une chanson Disney Channel. Après tout, c'est bien, les chansons Disney Channel. Un doublé pour Alexander Rybak?